La lune a dégagé son disque de la masse des nuages, et caresse avec ses pâles rayons cette douce figure d'adolescent. Ses traits expriment l'énergie la plus virile, en même temps que la grâce d'une vierge céleste. Rien ne paraît naturel en lui, pas même les muscles de son corps, qui se fraient un passage à travers les contours harmonieux de formes féminines. Il a le bras recourbé sur le front, l'autre main appuyée contre la poitrine, comme pour comprimer les battements d'un cœur fermé à toutes les confidences, et chargé du pesant fardeau d'un secret éternel. Fatigué de la vie, et honteux de marcher parmi des êtres qui ne lui ressemblent pas, le désespoir a gagné son âme, et il s'en va seul, comme le mendiant de la vallée. Comment se procure-t-il les moyens d'existence? Des âmes compatissantes veillent de près sur lui, sans qu'il se doute de cette surveillance, et ne l'abandonnent pas: il est si bon! il est si résigné! Volontiers il parle quelquefois avec ceux qui ont le caractère sensible, sans leur toucher la main, et se tient à distance, dans la crainte d'un danger imaginaire. Si on lui demande pourquoi il a pris la solitude pour compagne, ses yeux se lèvent vers le ciel, et retiennent avec peine une larme de reproche contre la Providence; mais, il ne répond pas à cette question imprudente, qui répand, dans la neige de ses paupières, la rougeur de la rose matinale. Si l'entretien se prolonge, il devient inquiet, tourne les yeux vers les quatre points de l'horizon, comme pour chercher à fuir la présence d'un ennemi invisible qui s'approche, fait de la main un adieu brusque, s'éloigne sur les ailes de sa pudeur en éveil, et disparaît dans la forêt. On le prend généralement pour un fou. Un jour, quatre hommes masqués, qui avaient reçu des ordres, se jetèrent sur lui et le garrottèrent solidement, de manière qu'il ne pût remuer que les jambes. Le fouet abattit ses rudes lanières sur son dos, et ils lui dirent qu'il se dirigeât sans délai vers la route qui mène à Bicêtre. Il se mit à sourire en recevant les coups, et leur parla avec tant de sentiment, d'intelligence sur beaucoup de sciences humaines qu'il avait étudiées et qui montraient une grande instruction dans celui qui n'avait pas encore franchi le seuil de la jeunesse, et sur les destinées de l'humanité où il dévoila entière la noblesse poétique de son âme, que ses gardiens, épouvantés jusqu'au sang de l'action qu'ils avaient commise, délièrent ses membres brisés, se traînèrent à ses genoux, en demandant un pardon qui fut accordé, et s'éloignèrent, avec les marques d'une vénération qui ne s'accorde pas ordinairement aux hommes. Depuis cet événement, dont on parla beaucoup, son secret fut deviné par chacun, mais on paraît l'ignorer, pour ne pas augmenter ses souffrances; et le gouvernement lui accorde une pension honorable, pour lui faire oublier qu'un instant on voulut l'introduire par force, sans vérification préalable, dans un hospice d'aliénés. Lui, il emploie la moitié de son argent; le reste, il le donne aux pauvres. Quand il voit un homme et une femme qui se promènent dans quelque allée de platanes, il sent son corps se fendre en deux de bas en haut, et chaque partie nouvelle aller étreindre un des promeneurs; mais, ce n'est qu'une hallucination, et la raison ne tarde pas à reprendre son empire. C'est pourquoi, il ne mêle sa présence, ni parmi les hommes, ni parmi les femmes; car, sa pudeur excessive, qui a pris jour dans cette idée qu'il n'est qu'un monstre, l'empêche d'accorder sa sympathie brûlante à qui que ce soit. Il croirait se profaner, et il croirait profaner les autres. Son orgueil lui répète cet axiome: « Que chacun reste dans sa nature. » Son orgueil, ai-je dit, parce qu'il craint qu'en joignant sa vie à un homme ou à une femme, on ne lui reproche tôt ou tard, comme une faute énorme, la conformation de son organisation. Alors, il se retranche dans son amour-propre, offensé par cette supposition impie qui ne vient que de lui, et il persévère à rester seul, au milieu des tourments, et sans consolation. Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l'hermaphrodite, profondément assoupi sur le gazon, mouillé de ses pleurs. Les oiseaux, éveillés, contemplent avec ravissement cette figure mélancolique, à travers les branches des arbres, et le rossignol ne veut pas faire entendre ses cavatines de cristal. Le bois est devenu auguste comme une tombe, par la présence nocturne de l'hermaphrodite infortuné. O voyageur égaré, par ton esprit d'aventure qui t'a fait quitter ton père et ta mère, dès l'âge le plus tendre; par les souffrances que la soif t'a causées, dans le désert; par ta patrie que tu cherches peut-être, après avoir longtemps erré, proscrit, dans des contrées étrangères; par ton coursier, ton fidèle ami, qui a supporté, avec toi, l'exil et l'intempérie des climats que te faisait parcourir ton humeur vagabonde; par la dignité que donnent à l'homme les voyages sur les terres lointaines et les mers inexplorées, au milieu des glaçons polaires, ou sous l'influence d'un soleil torride, ne touche pas avec ta main, comme avec un frémissement de la brise, ces boucles de cheveux, répandues sur le sol, et qui se mêlent à l'herbe verte. Écarte-toi de plusieurs pas, et tu agiras mieux ainsi. Cette chevelure est sacrée; c'est l'hermaphrodite lui-même qui l'a voulu. Il ne veut pas que des lèvres humaines embrassent religieusement ses cheveux, parfumés par le souffle de la montagne, pas plus que son front, qui resplendit, en cet instant, comme les étoiles du firmament. Mais, il vaut mieux croire que c'est une étoile elle-même qui est descendue de son orbite, en traversant l'espace, sur ce front majestueux, qu'elle entoure avec sa clarté de diamant, comme d'une auréole. La nuit, écartant du doigt sa tristesse, se revêt de tous ses charmes pour fêter le sommeil de cette incarnation de la pudeur, de cette image parfaite de l'innocence des anges: le bruissement des insectes est moins perceptible. Les branches penchent sur lui leur élévation touffue, afin de le préserver de la rosée, et la brise, faisant résonner les cordes de sa harpe mélodieuse, envoie ses accords joyeux, à travers le silence universel, vers ces paupières baissées, qui croient assister, immobiles, au concert cadencé des mondes suspendus. Il rêve qu'il est heureux; que sa nature corporelle a changé; ou que, du moins, il s'est envolé sur un nuage pourpre, vers une autre sphère, habitée par des êtres de même nature que lui. Hélas! que son illusion se prolonge jusqu'au réveil de l'aurore! Il rêve que les fleurs dansent autour de lui en rond, comme d'immenses guirlandes folles, et l’imprègnent de leurs parfums suaves, pendant qu'il chante un hymne d'amour, entre les bras d'un être humain d'une beauté magique. Mais, ce n'est qu'une vapeur crépusculaire que ses bras entrelacent; et, quand il se réveillera, ses bras ne l'entrelaceront plus. Ne te réveille pas, hermaphrodite; ne te réveille pas encore, je t'en supplie. Pourquoi ne veux-tu pas me croire? Dors... dors toujours. Que ta poitrine se soulève, en poursuivant l'espoir chimérique du bonheur, je te le permets; mais, n'ouvre pas tes yeux. Ah ! n'ouvre pas tes yeux! Je veux te quitter ainsi, pour ne pas être témoin de ton réveil. Peut-être un jour, à l'aide d'un livre volumineux, dans des pages émues, raconterai-je ton histoire, épouvanté de ce qu'elle contient, et des enseignements qui s'en dégagent. Jusqu'ici, je ne l'ai pas pu; car, chaque fois que je l'ai voulu, d'abondantes larmes tombaient sur le papier, et mes doigts tremblaient, sans que ce fût de vieillesse. Mais, je veux avoir à la fin ce courage. Je suis indigné de n'avoir pas plus de nerfs qu'une femme, et de m'évanouir, comme une petite fille, chaque fois que je réfléchis à ta grande misère. Dors... dors toujours; mais, n'ouvre pas tes yeux. Ah! n'ouvre pas tes yeux! Adieu, hermaphrodite! Chaque jour, je ne manquerai pas de prier le ciel pour toi (si c'était pour moi, je ne le prierai point). Que la paix soit dans ton sein!
Les Chants de Maldoror - Chant deuxième/7
Le Comte de Lautréamont
"Hermaphrodite endormi"
(Œuvre romaine - IIe siècle ap. JC)
Conversar Converser
mercredi 25 janvier 2012
Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l'hermaphrodite, profondément assoupi sur le gazon, mouillé de ses pleurs.
| Réactions : |
mercredi 28 décembre 2011
UNA CONFESIÓN
Como nada de esto tiene sentido,
como la memoria es una soga,
como tú y yo estamos ciegos,
tengo que confesar:
como la memoria es una soga,
como tú y yo estamos ciegos,
tengo que confesar:
Caminé. Cuando pensé
que la tierra bajo mis pies
era un camino, caminé
hasta llegar a la costa
que la tierra bajo mis pies
era un camino, caminé
hasta llegar a la costa
y pasé la noche ahí
oyendo el agua,
expuesto a la luz de las estrellas
de millones de años.
oyendo el agua,
expuesto a la luz de las estrellas
de millones de años.
2
El invierno era el entierro de un niño,
la primavera, una comida silenciosa,
el verano
un cuarto lleno de entretenimientos.
la primavera, una comida silenciosa,
el verano
un cuarto lleno de entretenimientos.
¿Por cuántos cientos de años
los pintores recurrieron a un jarrón como éste,
a la luz filtrándose por entre los pétalos
para describir el mundo?
los pintores recurrieron a un jarrón como éste,
a la luz filtrándose por entre los pétalos
para describir el mundo?
Las sencillas flores de Renoir y de van Gogh
en un sencillo florero.
Estás pintando ahora, nuevamente
para llenar el espacio.
en un sencillo florero.
Estás pintando ahora, nuevamente
para llenar el espacio.
3
En aquellos primeros días yo también
elegí el silencio. Parecía, al principio,
más honesto que forzar palabras
tras lo cual – más silencio.
elegí el silencio. Parecía, al principio,
más honesto que forzar palabras
tras lo cual – más silencio.
Pero estas noches la puerta permanece
abierta entre mundos opuestos:
uno en el que todavía soy tu hombre
y estoy contento de serlo,
abierta entre mundos opuestos:
uno en el que todavía soy tu hombre
y estoy contento de serlo,
pero otro en el que un barco sin nombre,
desatado de sus amarras,
se aleja a la deriva del puerto
hacia la incertidumbre.
desatado de sus amarras,
se aleja a la deriva del puerto
hacia la incertidumbre.
Pat Boran
Irlanda - 1963
Libellés :
Poesía "Pat Boran"
| Réactions : |
dimanche 18 décembre 2011
Taller de lectura - Ibiza -
”Volver a los textos, los antiguos, se trate de la Biblia,
de irritarse, a ellos los Grandes, los sabios,
les pesaba en su vida lo mismo que a mí o a ti.”
María Chévez
LA ODISEA de HOMERO
EL BANQUETE de PLATON
Lunes de 19h a 20h
a partir del 9 de enero 2012
Reserve su plaza al 649.920.169
o al 971.19.34.81
Organiza Aula de repaso e idiomas – IBIZA
C/Fray Vicente Nicolás
Libellés :
"Taller de lectura - Ibiza"
| Réactions : |
Aun menos que reliquias
Son apenas dos piedras.
Nada más que dos piedras sin inscripción alguna,
recogidas un día para ser sólo piedras en el altar de la
memoria.
Aun menos que reliquias, que testigos inermes hasta el juicio
final.
Rodaron hasta mí desde las dos vertientes de mi genealogía,
más remotas que lapas adheridas a ciegas a la prescindencia y al sopor.
Y de repente cierto matiz intencionado,
cierto recogimiento sospechoso entre los tensos bordes a
punto de estallar,
el suspenso que vibra en una estría demasiado insidiosa,
demasiado evidente,
me anuncian que comienzan a oficiar desde los anfiteatros
de los muertos.
¿A qué aluden ahora estas dos piedras fatales, milenarias,
con sus brillos cruzados como la sangre que se desliza por mis venas?
A fábulas y a historias, a estirpes y a regiones
entretejidas en un solo encaje desde los dos costados del
destino
hasta la trama de mis huesos.
Exhalan otra vez ese tiempo ciclópeo en que los dioses eran
mis antepasados
-malhechores solemnes, ocultos en la ola, en el volcán y en
las estrellas,
bajaron a la isla a trasplantar sus templos, sus represalias,
sus infiernos-
y también esos siglos de las tierras hirsutas, emboscadas en el ojo del zorro,
hambrientas en el bostezo del jaguar, inmensas en el cambio
de piel de la serpiente.
Pasan héroes de sandalias al viento y monstruos confabulados con la roca,
pueblos que traficaron con el sol y pueblos que sólo fueron
dinastías de eclipses,
invasiones tenaces como regueros de hormigas sobre un mapa
de coagulada miel;
y aquí pasan las nubes con su ilegible códice, excursiones
salvajes,
y el brujo de la tribu domesticando a los grandes espíritus
como un encantador de pájaros
para que hablen por el redoble de la lluvia, por el fuego o el
grano,
por la boca colmada de la humilde vasija.
En un friso de nieblas se inscribe la mitad confusa de mi
especie,
mientras cambian de vestiduras las ciudades o trepan las
montañas o se arrojan al mar,
sus bellos rostros vueltos hacia el último rey, hacia el último
éxodo.
Un cortejo de sombras viene del otro extremo de mi herencia,
llega con el conquistador y funda las colonias del odio, de la
espada y la codicia,
para expropiar el aire, los venados, los matorrales y las almas.
Se aproxima una aldea encallada en lo alto del abismo igual
que un arca rota,
una agreste corona que abandonó el normando y recogieron
los vientos y la cabras,
mucho antes que el abuelo conociera la risa y los brebajes
para expulsar los males
y la abuela, tan alta, enlutara su corazón con despedidas y
desgastara los rosarios.
Ahora se ilumina un caserío alrededor del espinillo, el ciego
y el milagroso santo;
es polvareda y humo detrás de los talones del malón, de los
perros extraídos del diablo,
poco antes que el abuelo disfrazara de fantasmas las viñas, los
miradores, los corrales,
y la abuela se internara por bosques embrujados a perseguir el
ave de los siete colores
para bordar con plumas la flor que no se cierra.
Y allá viene mi padre, con el océano retrocediendo a sus
espaldas.
Y allá viene mi madre flotando con caballos y volanta.
Yo estoy en una jaula donde comienza el mundo en un
gemido y continúa en la ignorancia.
Pero detrás de mí no queda nadie para seguir hilando la trama
de mi raza.
Estas piedras lo saben, cerradas como puños obstinados.
Estas piedras aluden nada más que a unos huesos cada vez
más blancos.
Anuncian solamente el final de una crónica,
apenas una lápida.
Nada más que dos piedras sin inscripción alguna,
recogidas un día para ser sólo piedras en el altar de la
memoria.
Aun menos que reliquias, que testigos inermes hasta el juicio
final.
Rodaron hasta mí desde las dos vertientes de mi genealogía,
más remotas que lapas adheridas a ciegas a la prescindencia y al sopor.
Y de repente cierto matiz intencionado,
cierto recogimiento sospechoso entre los tensos bordes a
punto de estallar,
el suspenso que vibra en una estría demasiado insidiosa,
demasiado evidente,
me anuncian que comienzan a oficiar desde los anfiteatros
de los muertos.
¿A qué aluden ahora estas dos piedras fatales, milenarias,
con sus brillos cruzados como la sangre que se desliza por mis venas?
A fábulas y a historias, a estirpes y a regiones
entretejidas en un solo encaje desde los dos costados del
destino
hasta la trama de mis huesos.
Exhalan otra vez ese tiempo ciclópeo en que los dioses eran
mis antepasados
-malhechores solemnes, ocultos en la ola, en el volcán y en
las estrellas,
bajaron a la isla a trasplantar sus templos, sus represalias,
sus infiernos-
y también esos siglos de las tierras hirsutas, emboscadas en el ojo del zorro,
hambrientas en el bostezo del jaguar, inmensas en el cambio
de piel de la serpiente.
Pasan héroes de sandalias al viento y monstruos confabulados con la roca,
pueblos que traficaron con el sol y pueblos que sólo fueron
dinastías de eclipses,
invasiones tenaces como regueros de hormigas sobre un mapa
de coagulada miel;
y aquí pasan las nubes con su ilegible códice, excursiones
salvajes,
y el brujo de la tribu domesticando a los grandes espíritus
como un encantador de pájaros
para que hablen por el redoble de la lluvia, por el fuego o el
grano,
por la boca colmada de la humilde vasija.
En un friso de nieblas se inscribe la mitad confusa de mi
especie,
mientras cambian de vestiduras las ciudades o trepan las
montañas o se arrojan al mar,
sus bellos rostros vueltos hacia el último rey, hacia el último
éxodo.
Un cortejo de sombras viene del otro extremo de mi herencia,
llega con el conquistador y funda las colonias del odio, de la
espada y la codicia,
para expropiar el aire, los venados, los matorrales y las almas.
Se aproxima una aldea encallada en lo alto del abismo igual
que un arca rota,
una agreste corona que abandonó el normando y recogieron
los vientos y la cabras,
mucho antes que el abuelo conociera la risa y los brebajes
para expulsar los males
y la abuela, tan alta, enlutara su corazón con despedidas y
desgastara los rosarios.
Ahora se ilumina un caserío alrededor del espinillo, el ciego
y el milagroso santo;
es polvareda y humo detrás de los talones del malón, de los
perros extraídos del diablo,
poco antes que el abuelo disfrazara de fantasmas las viñas, los
miradores, los corrales,
y la abuela se internara por bosques embrujados a perseguir el
ave de los siete colores
para bordar con plumas la flor que no se cierra.
Y allá viene mi padre, con el océano retrocediendo a sus
espaldas.
Y allá viene mi madre flotando con caballos y volanta.
Yo estoy en una jaula donde comienza el mundo en un
gemido y continúa en la ignorancia.
Pero detrás de mí no queda nadie para seguir hilando la trama
de mi raza.
Estas piedras lo saben, cerradas como puños obstinados.
Estas piedras aluden nada más que a unos huesos cada vez
más blancos.
Anuncian solamente el final de una crónica,
apenas una lápida.
OLGA OROZCO
Argentina, 1920
Conversaciones
Miguel Oscar Menassa
samedi 17 décembre 2011
SIETE CONFERENCIAS DE PSICOANÁLISIS EN LA HABANA. CUBA - Miguel Oscar Menassa
Este libro recientemente editado ha visto la luz en forma inmediata al dictado de las conferencias que le da título.
Indispensable tanto para especialistas como para neófitos que deseen acceder a una versión genuina y sin concesiones sobre el Psicoanálisis y con él a los pensamientos más vigentes de nuestro tiempo sobre la sexualidad, la creación, las posibilidades múltiples de la transformación a que nos aboca esta disciplina generada en nuestro siglo y dispuesta ya a atravesar sus confines para penetrar en las propuestas del siglo XXI.
Un lenguaje preciso y eficaz hace asequibles las mayores complejidades ante las cuales este nuevo saber nos dispone.
Miguel Oscar Menassa, su autor nos permite un paseo por los conceptos y las ideas a través de una versión específicamente articulada y acuñada en treinta años de trabajo y publicaciones ininterrumpidas alrededor de estos temas.
Miguel Oscar Menassa, su autor nos permite un paseo por los conceptos y las ideas a través de una versión específicamente articulada y acuñada en treinta años de trabajo y publicaciones ininterrumpidas alrededor de estos temas.
Logra, sin duda, actualizar y poner en su lugar los pensamientos de una Cuba algo desamparada por el Psicoanálisis, a pesar de las dificultades que pueda presentar un pensamiento, al respecto, detenido.
Menassa va movilizando en sus Siete Conferencias la palabra
y la imaginación.
Menassa va movilizando en sus Siete Conferencias la palabra
y la imaginación.
Presente en su discurso la transmisión, es capaz de transitar un deseo capaz de convocar a una red invisible de entusiastas y practicantes de esta ciencia contemporánea.
El esfuerzo por acercarla a oídos casi vírgenes hace de su decir un camino sin los obstáculos de frases trajinadas.
El autor también consigue ofrecernos los temas más arduos con sencillez y belleza, sin reducciones ni concesiones, con la calidez peculiar de su discurso.
Este libro «dicho» en el calor del trópico es un texto abierto y libre para ser leído y entendido en cualquier geografía, en cualquier idioma.
Como el mismo Psicoanálisis, como el mismo autor lo dice en estas Conferencias de La Habana: Todo progreso en el hombre produce zozobra, para agregar en otro lugar de este texto que comentamos: Cuando le quito grandiosidad, se vuelve normal.
Como el mismo Psicoanálisis, como el mismo autor lo dice en estas Conferencias de La Habana: Todo progreso en el hombre produce zozobra, para agregar en otro lugar de este texto que comentamos: Cuando le quito grandiosidad, se vuelve normal.
Poner al alcance de cualquier lector la realidad, la velocidad, el vértigo de la apuesta psicoanalítica es lo que logra Miguel Oscar Menassa en sus Siete Conferencias en La Habana. Esfuerzo y destreza en los que evidentemente la Editorial Grupo Cero quiso estar presente, brindando al público lector este libro de nuestra realidad más candente.
Madrid 1997
| Réactions : |
samedi 10 décembre 2011
POSTRE DE DULCE DE LECHE CON TARANTELLA NAPOLITANA
ODA AL BLOG FIDEOS AL PESTO.
POSTRE DE DULCE DE LECHE CON TARANTELLA NAPOLITANA
Escucho a Rosini en la voz de Carusso,
esta tarantella que se mete en la sangre
con su ritmo de yegua en pleno trote,
el mismo que le imprimen mis caderas
a tus desaforadas, floridas estaciones.
esta tarantella que se mete en la sangre
con su ritmo de yegua en pleno trote,
el mismo que le imprimen mis caderas
a tus desaforadas, floridas estaciones.
.
Mientras dejo que las galletas de chocolate,
el fruto del frondoso cacaotero,
alimento de dioses mayas de poderoso efecto afrodisíaco
-cuando se pronuncian sus sílabas en buena compañía-
se empapen en silencio en rico café expreso,
elixir de los monjes capuchinos
que sabían gozar de terrenos placeres, además de sus rezos.
el fruto del frondoso cacaotero,
alimento de dioses mayas de poderoso efecto afrodisíaco
-cuando se pronuncian sus sílabas en buena compañía-
se empapen en silencio en rico café expreso,
elixir de los monjes capuchinos
que sabían gozar de terrenos placeres, además de sus rezos.
.
Y ahora el logro de la ciencia culinaria que es el dulce de leche,
se derrama en el plato dejando el blanco tesoro de las ubres
de una búfala en celo: delicioso Mascarpone
manchado para siempre con el color canela de tu piel.
se derrama en el plato dejando el blanco tesoro de las ubres
de una búfala en celo: delicioso Mascarpone
manchado para siempre con el color canela de tu piel.
.
Copulan en el cuenco leche de glándulas nectarias de la argentina pampa
con la destilación de preñadas búfalas de las llanuras italianas,
al son de mis muñecas poseídas por la tarantella,
y el trote del batir se hace galope al ritmo de Carusso.
con la destilación de preñadas búfalas de las llanuras italianas,
al son de mis muñecas poseídas por la tarantella,
y el trote del batir se hace galope al ritmo de Carusso.
.
Después de colocar las galletas empapadas, mujeres lúbricas
en el recipiente que las espera, las corono sin posibilidad de abdicación,
con el resultado canela de la cópula, y repitiendo dos veces el conjuro,
peino la cima de esta planicie conseguida de continentes hermanados:
la anciana y bella Europa y la creciente y pletórica vegetación americana.
en el recipiente que las espera, las corono sin posibilidad de abdicación,
con el resultado canela de la cópula, y repitiendo dos veces el conjuro,
peino la cima de esta planicie conseguida de continentes hermanados:
la anciana y bella Europa y la creciente y pletórica vegetación americana.
.
derramo el dulce que resta hasta cubrirla,
y hago que las nueces traviesas, pequeños cerebritos,
recorran superficies del perenne deseo acontecido entre cucharas.
.
y hago que las nueces traviesas, pequeños cerebritos,
recorran superficies del perenne deseo acontecido entre cucharas.
.
Y te dejo que me digas que estoy para comerme,
te dejo que me llames bomboncito, y que me muerdas,
mientras el frigorífico atempera la mezcla,
que ambos devoraremos a nuestro despertar,
para saciar un hambre de otra índole.
te dejo que me llames bomboncito, y que me muerdas,
mientras el frigorífico atempera la mezcla,
que ambos devoraremos a nuestro despertar,
para saciar un hambre de otra índole.
.
Libellés :
"Alejandra Menassa" "Poesía culinaria"
| Réactions : |
ODA A FIDEOS AL PESTO
No sabía que te iba a conocer,
he recorrido el mundo y he girado
hasta encontrar esos fideos
esas infinitas formas del placer oral
Comer es un placer
oral, mineral, descomunal,
tal vez frugal, tal vez pantagruélico.
Insaciable es el gozar,
no importa el pan
cuando la música marca el paso
entrecorta el beso,
suspendido por un instante.
El peso que acontecerá,
no sopesa ni repesa.
Fidáws, Nodus, noodle, hilo,
en mozárabe, latín, inglés, chino,
en la mesa nada importa.
Quien lo sabe, quien no lo sabrá,
más de 4.000 años hace ya.
Entre el fideo y la boca está la pasión.
pasión perdida y encontrada
maniatada por fulgores errantes
exprimida por remordimientos vanos.
Entre el fideo y la música está el amor
amor que vierte sus zumos en mi oído
abierto a penetrantes vibraciones
recorriendo mi cuerpo ahíto.
Amelia Diez Cuesta
Libellés :
"Amelia Díez Cuesta" "Poesía culinaria"
| Réactions : |
vendredi 9 décembre 2011
POEMA EQUIDISTANTE
No sólo querían dominar al que caía de sus propias manos,
querían su claudicación por escrito y en lengua extranjera.
No sólo querían inventar el mundo y la política,
querían que no existiera nada antes de ellos mismos.
Parsimonias incesantes cautivaban sus regazos,
vértigos carismáticos se escudaban marchitos
en una sucesión interminable de decisiones rotas
que latían a espaldas de cada miembro incivil.
Pueblos insolentes y aburguesados
se escondían entre escombros de diseño,
hablaban de lo incomprensible y se abandonaban
en las garras majestuosas de la falta de misterio.
No reces y trabaja duro, no pienses y lee poesía,
no recuerdes y escribe, no dudes y aúlla sin parar.
Después cuando crezcas en esa dirección desconocida
te darás cuenta que eres un existente, una ráfaga
imperturbable, una cuestión sin puertas,
un hombre, una mujer, naciendo en todas direcciones.
AMELIA DÍEZ CUESTA
querían su claudicación por escrito y en lengua extranjera.
No sólo querían inventar el mundo y la política,
querían que no existiera nada antes de ellos mismos.
Parsimonias incesantes cautivaban sus regazos,
vértigos carismáticos se escudaban marchitos
en una sucesión interminable de decisiones rotas
que latían a espaldas de cada miembro incivil.
Pueblos insolentes y aburguesados
se escondían entre escombros de diseño,
hablaban de lo incomprensible y se abandonaban
en las garras majestuosas de la falta de misterio.
No reces y trabaja duro, no pienses y lee poesía,
no recuerdes y escribe, no dudes y aúlla sin parar.
Después cuando crezcas en esa dirección desconocida
te darás cuenta que eres un existente, una ráfaga
imperturbable, una cuestión sin puertas,
un hombre, una mujer, naciendo en todas direcciones.
AMELIA DÍEZ CUESTA
Libellés :
"Amelia Díez Cuesta"
| Réactions : |
dimanche 4 décembre 2011
LA MAESTRIA ET MOI de MIGUEL OSCAR MENASSA
Madrid 2011
Couverture de Clémence Loonis
Traduction de Claire Deloupy
avec la collaboration de Clémence Loonis
Libellés :
"Miguel Oscar Menassa"
| Réactions : |
dimanche 13 novembre 2011
"Paradis" - Booba
Parole de Paradis:
[Intro]
S2KEYZ
[Couplet 1]
Le jour de gloire est arrivé, enfants de la patrie
Kalashnikov chargé, toujours de la partie
Mais la patrie n'aime pas les négros, ça on ne me l'a pas dit
Alors je crache mon venin sur la basse et la batterie
N'aie pas peur de la vitesse quand c'est moi le conducteur
Ma tristesse au fond du chargeur et au fond du cœur
Parce que je pense qu'à crâner, j'vais sûrement cramer
Peu importe où j'irai, je serai thug à jamais
J'affronte les péripéties, intempéries de la vie
J'en suis ravi, tant que mes proches sont à l'abri
Promettez-moi qu'ils iront tous au paradis
Soldats 9.2.I, 92e Compagnie
[Refrain]
Mon rap a été crucifié à en devenir Christ, Christ
Libre à en crever, rire à en devenir triste
Fuck le samedi, le lundi, le mardi
Sautons sans parapluie, allons au paradis
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
Génération Mad Max, armé sous la gabardine
Taffer de 9 à 5, pour moi c'est pas la vie
Tuez-moi tout de suite, emmenez-moi au paradis
[Couplet 2]
Élevé parmi les drogués, les bandits, les malfrats
J'ai grandi sur du Bob, Sugarhill Gang et du Alpha
J'ai fait le tour de cette salope de planet Earth
En manque d'affection, j'ai fourré un pute à 600 Eurs
J'ai fait du trafic de substances chimiques
J'ai créé Lunatic, j'ai fait de la musique
Ennemi public, j'ai fait dans l'illicite
Ils ont cramé mon équipe, ma clique est magnifique
Mon sort j'm'en bats les reins
Pourvu qu'les miens s'en sortent
J'préfère mourir à se-l'ai que vivre en galérien
Je n'emporterai nada, j'le sais mais peu importe
J'vais leur faire le hala avant d'claquer la porte
[Refrain]
Mon rap a été crucifié à en devenir Christ, Christ
Libre à en crever, rire à en devenir triste
Fuck le samedi, le lundi, le mardi
Sautons sans parapluie, allons au paradis
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
Génération Mad Max, armé sous la gabardine
Taffer de 9 à 5, pour moi c'est pas la vie
Tuez-moi tout de suite, emmenez-moi au paradis
[Couplet 3]
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
J'viens d'acheter en enfer un petit coin de paradis
Ça investit à Dubaï, Abou Dabi
J'aime moins me battre depuis qu'j'ai de nouveaux habits
Peau de serpent sur les chaussures, sang d'porcs collé au schlass
Rapper toute cette haine, gros, c'est comme frapper au sac
Viens pas vendre ta 0.9 ici, coupée au plâtre
Négro fut pharaon, se fit sucer par Cléopâtre
Je l'ai serré si fort, je lui ai cassé le dos
Brisé les omoplates, 500 € l'ostéopathe
Qu'est-ce que sait faire mon peuple, à part grimper aux arbres,
Te racketter à la récré et appeler aux armes ?
[Refrain]
Mon rap a été crucifié à en devenir Christ, Christ
Libre à en crever, rire à en devenir triste
Fuck le samedi, le lundi, le mardi
Sautons sans parapluie, allons au paradis
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
Génération Mad Max, armé sous la gabardine
Taffer de 9 à 5, pour moi c'est pas la vie
Tuez-moi tout de suite, emmenez-moi au paradis
(Merci à Mousbair pour cettes paroles et à Azioeuez pour cettes corrections)
S2KEYZ
[Couplet 1]
Le jour de gloire est arrivé, enfants de la patrie
Kalashnikov chargé, toujours de la partie
Mais la patrie n'aime pas les négros, ça on ne me l'a pas dit
Alors je crache mon venin sur la basse et la batterie
N'aie pas peur de la vitesse quand c'est moi le conducteur
Ma tristesse au fond du chargeur et au fond du cœur
Parce que je pense qu'à crâner, j'vais sûrement cramer
Peu importe où j'irai, je serai thug à jamais
J'affronte les péripéties, intempéries de la vie
J'en suis ravi, tant que mes proches sont à l'abri
Promettez-moi qu'ils iront tous au paradis
Soldats 9.2.I, 92e Compagnie
[Refrain]
Mon rap a été crucifié à en devenir Christ, Christ
Libre à en crever, rire à en devenir triste
Fuck le samedi, le lundi, le mardi
Sautons sans parapluie, allons au paradis
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
Génération Mad Max, armé sous la gabardine
Taffer de 9 à 5, pour moi c'est pas la vie
Tuez-moi tout de suite, emmenez-moi au paradis
[Couplet 2]
Élevé parmi les drogués, les bandits, les malfrats
J'ai grandi sur du Bob, Sugarhill Gang et du Alpha
J'ai fait le tour de cette salope de planet Earth
En manque d'affection, j'ai fourré un pute à 600 Eurs
J'ai fait du trafic de substances chimiques
J'ai créé Lunatic, j'ai fait de la musique
Ennemi public, j'ai fait dans l'illicite
Ils ont cramé mon équipe, ma clique est magnifique
Mon sort j'm'en bats les reins
Pourvu qu'les miens s'en sortent
J'préfère mourir à se-l'ai que vivre en galérien
Je n'emporterai nada, j'le sais mais peu importe
J'vais leur faire le hala avant d'claquer la porte
[Refrain]
Mon rap a été crucifié à en devenir Christ, Christ
Libre à en crever, rire à en devenir triste
Fuck le samedi, le lundi, le mardi
Sautons sans parapluie, allons au paradis
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
Génération Mad Max, armé sous la gabardine
Taffer de 9 à 5, pour moi c'est pas la vie
Tuez-moi tout de suite, emmenez-moi au paradis
[Couplet 3]
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
J'viens d'acheter en enfer un petit coin de paradis
Ça investit à Dubaï, Abou Dabi
J'aime moins me battre depuis qu'j'ai de nouveaux habits
Peau de serpent sur les chaussures, sang d'porcs collé au schlass
Rapper toute cette haine, gros, c'est comme frapper au sac
Viens pas vendre ta 0.9 ici, coupée au plâtre
Négro fut pharaon, se fit sucer par Cléopâtre
Je l'ai serré si fort, je lui ai cassé le dos
Brisé les omoplates, 500 € l'ostéopathe
Qu'est-ce que sait faire mon peuple, à part grimper aux arbres,
Te racketter à la récré et appeler aux armes ?
[Refrain]
Mon rap a été crucifié à en devenir Christ, Christ
Libre à en crever, rire à en devenir triste
Fuck le samedi, le lundi, le mardi
Sautons sans parapluie, allons au paradis
N'écoute pas B.2.O, ne fais pas ce que Mala dit
Génération Mad Max, armé sous la gabardine
Taffer de 9 à 5, pour moi c'est pas la vie
Tuez-moi tout de suite, emmenez-moi au paradis
(Merci à Mousbair pour cettes paroles et à Azioeuez pour cettes corrections)
mardi 8 novembre 2011
"El cuadro debe ser fecundo" - Joan Miró
En un cuadro hay que poder descubrir cosas nuevas cada vez que se mira. Pero puede mirarse un cuadro durante una semana y no pensar en él nunca más. También se puede mirar un cuadro durante un segundo y recordarlo toda la vida. Para mí, un cuadro ha de ser como descargas. Ha de deslumbrar como la belleza de una mujer o de un poema. Ha de tener una radiación, ha de ser como esas piedras que los pastores del Pirineo utilizan para encender la pipa.
Más que el cuadro mismo, lo que cuenta es lo que lanza al aire, lo que derrama. No importa que el cuadro se destruya. Ya puede morir el arte, que lo que cuenta es que haya esparcido sus gérmenes en la tierra. El surrealismo me gustó porque los surrealistas no consideraban la pintura como una finalidad. Más que preocuparnos por que una pintura permanezca tal como es, debemos preocuparnos por que una pintura deje gérmenes, que esparza semillas que hagan nacer otras cosas.
El cuadro debe ser fecundo. Tiene que hacer nacer un mundo. No importa si hay flores, personajes, caballos, si revela un mundo, algo viviente.
Dos y dos no son cuatro. Sólo son cuatro para los contables, pero eso no es suficiente; el cuadro lo debe dar a entender: ha de fecundar la imaginación.
No excluyo la posibilidad de que, al mirar uno de mis cuadros, un hombre de negocios descubra la manera de hacer un negocio o un sabio, la manera de resolver un problema.
La solución que constituye el cuadro es una solución de orden general aplicable a toda clase de ámbitos distintos.
Joan Miró
Libellés :
"Joan Miró" cuadro
| Réactions : |
samedi 5 novembre 2011
NUMERACIÓN ARÁBIGA
El sistema corriente de notación numérica que es utilizado hoy en casi todo el mundo es la numeración arábiga. Este sistema fue desarrollado primero por los hindúes hacia el siglo III a. C. En aquella época, los guarismos* 1, 4 y 6 se escribían de forma casi igual a los que hoy se usan. La numeración hindú pasó al mundo árabe alrededor del siglo VII u VIII d. C. La primera referencia escrita del uso de este tipo de numeración en Europa data del año 976.
La innovación más importante del sistema arábigo de numeración fue el uso de la notación posicional, en la que los símbolos individuales cambian su valor según su posición en el número escrito. Sólo es posible utilizar la notación posicional si existe un símbolo para el cero. El guarismo 0 permite distinguir entre 11, 101 y 1.001 sin tener que utilizar símbolos adicionales. Además, todos los números se pueden expresar utilizando sólo diez guarismos, del 1 al 9 más el 0. La notación posicional simplifica todos los tipos de cálculo numérico por escrito.
*Cada uno de los signos o cifras arábigas que expresan una cantidad.
Inscription à :
Messages (Atom)









"Dans une société juste le travail est un don."
